Escapades Suédoises et autres aventures Scandinaves

14 septembre 2011

Une vie de grande...

...modèle réduit.

Une page se tourne, un nouveau chapitre apparaît, me happant, si envoûtant. Si envoûtée à l'idée de recommencer. Le renouveau, l'étape d'un nouveau départ. Vraiment nouveau ce départ ? Ou seulement la suite du livre après une parenthèse délicieuse ?

Comment savoir, comment évaluer, calibrer cette période qui s'annonce si nouvelle ?

Comment savoir si cette nouvelle tranche de vie apportera plus de liberté, plus de plaisirs, plus de curiosités, plus d'envies, plus de joie...

La Suède... une claque qui résonne encore en moi. Comment avouer que j'ai trouvé ma 2nde nation ? Comment crier que je suis bouleversée, touchée, hypnotisée par ce petit pays ? Comment combler mes envies de retrouver la péninsule chérie...

Cette année qui commence pour mieux terminer un parcours universitaire est, semble-t-il, la dernière marche avant le grand saut vers le monde des grands. Alors que j'y fais dores et déjà un petit saut. Une année en alternance c'est encore progresser, grandir, apprendre à mieux se connaître, bénéficier de qq mois de répis pour réfléchir, garder un peu d'insoucience. Non, quoi qu'il en soit je resterai insouciante. 

Enfin, voilà. Le Saint-Joseph a fait son effet. Délicieux breuvage qui doit se trouver à un prix indécent aux pays des élans. En tous cas, pour une petite étudiante qui lorgnait sur le rayon des vins à moins de 69kr, et qui n'en n'a donc jamais aperçu là-bas, c'est une belle consolation.

Comment choisir ? fuire, espérer, vouloir, espérer, construire, rêver, vouloir -à nouveau-, fantasmer, croire, vouloir -encore...

Heureusement, Bon Iver sera toujours là, où que je sois, traînant son Emma pour l'éternité, dansant parfois avec Lykke Li au bord d'une fontaine, juste le temps de nous inoculer un brin d'espoir et de clarté.

Voilà, j'ai trop bu mais je me sens bien. Entre mélancolie et bonheur, quelque part perdue dans l'espace temps Rhône-Alpin, entre TER et fika du souvenir. Tant pis, je ferai la vaisselle demain.

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08 juillet 2011

Voilà...

C'est fini.

Alors même que dans cette maison, il y a 5 mois de cela j'étais toute excitée à l'idée de partir dans le Nord pour découvrir la Suède, je retombe sur ce même ordinateur pour signer la fin de cet épisode.

Et quel bel épisode. De ces parenthèses dont on ose à peine rêver. J'ai parcouru la Suède, rencontré quelques uns de ses sympathiques habitants, croisé des lapins, deux petits serpents, aperçu autant de biches dans des clairières, visité des églises, escaladé des tours, trempé mes pieds dans des eaux froides, me suis baignée vaillament et rapidement dans la Baltique, fait du ski sur un lac gelé, couru sur ce même lac et sa fine pellicule de neige fraîchement tombée, me suis adonnée aciduement aux fika, ai mangé un dose hebdomadaire de saumon à l'aneth.

Et pas un seul élan. Pas l'ombre d'un bois du cervidé estampillé Sverige.

Et pour achever ce périple j'ai sillonné l'archipel de Stockholm, ainsi que Stockholm, à nouveau. 3 jours passés au bout du monde, à sauter d'îles en îles avec les bateaux du Vaxholmsbolaget. 3 jours entre rochers, terre et mer. Au milieu d'une semaine ensoleillée et délicieusement ponctuée de fika. Oui, les habitudes s'installent vite...

A présent je n'ai qu'une envie : crier au monde la beauté de ce pays, vanter le calme de ses citoyens, exposer le bien-être prôné et recherché, et conclure en vous disant que oui, une maison suédoise est une maison Ikéa. Ouvrez le dernier catalogue et vous aurez un bel aperçu du style épuré des logements. Imaginez aussi que cette image bien éclairée est une réalité pour les quelques 9 millions de mangeurs de boulettes de viande.

Une page se tourne, les études continuent, dans un an je ferai le grand saut dans la vie professionnelle. Grandie par cette expérience à l'étranger, je pars vers de nouveaux projets. Je poserai ma valise dans quelques semaines dans un coin de Rhône-Alpes. Enfin.

Merci à vous mes chers lecteurs et regardeurs (de photos).

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13 juin 2011

No surprises...

No surprises, de Radiohead, la chanson qui donne le ton aux au revoir de toutes les aventures hors de France. Celle qui vous fait comprendre que le moment de partir est arrivé. Celle qui vous fait vous sentir toute drôle parce que c'est déjà fini. Presque fini.

Dans 10 jours je quitte Östersund pour rallier Stockholm. A nouveau. Mais nous avons déjà fêté mon départ, vendredi, autour d'un barbecue, avec des enfants partout, quelques bières restées au soleil et un peu de rosé bien frais. Mes collègues m'ont témoigné leur sympathie, on s'est fait des hugs (des embrassades à la Suédoise si vous préférez), je leur ai dit que je reviendrai... En attendant, je pourrai utiliser le mug qu'ils m'ont offert ("pour les fika") ainsi que le décapsuleur ("parce que tu aimes la bière"). C'est pas faux. Finalement, il faut croire que l'on se connaît plus que je ne l'avais imaginé !

Les Français erasmus, eux, sont déjà rentrés. A regret. On s'est dit combien on se plaisait dans ce pays. On s'est dit "toi aussi t'as pas envie de rentrer ?". Pendant ce temps, les moustiques se régalaient. Ils sont virulents et nombreux cette année. Alors conseil aux voyageurs qui viendraient en Ikéaland : trouvez-vous un bon anti-moustique.... ou courez ! Ouais, si on se déplace ils n'osent pas se poser et attaquer. Testé et approuvé !

Ce soir, je me rends encore à un pot de départ. Et une phrase de l'Auberge Espagnole me revient "on passe plus de temps à se dire au revoir, qu'à se voir". C'est vrai c'est gens je les ai vus une fois... lol. Ca donne une excuse pour se retrouver, manger et boire qq coups ensemble. 

Quant à la raison qui m'a conduite jusqu'ici, à savoir, le stage pour le 2e semestre de Master... et bien il s'achève dans le travail. Bon, ça reste un stage, donc c'est tranquillou. Mais j'ai qq difficultés à me lancer dans la rédaction du rapport.

Sinon, la semaine dernière il a fait 25°, un temps lourd et orageux. Depuis aujourd'hui les températures tournent plutôt autour de 14°. J'aurai dû enfiler ma doudoune ce matin... me suis caillée en venant au bureau. Une Cantalou comme moi peu avoir froid. Oui.

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24 mai 2011

Moment d'attente, moment de détente...

Après avoir voyagé par le train de nuit Östersund/Stockholm, après avoir passé la nuit dans LE compartiment qui avait une fenêtre qui ne fermait pas correctement (oui, visiblement dans les trains Suédois il est encore possible d'ouvrir une fenêtre malgré l’excès de prudence ambiant) avec forcément le voisin du dessous qui ronflait, me voilà dans le Sud. Tout est relatif. Me voici dans la partie centrale de la Suède, c'est plus objectif. Après une pause d'une heure et demi à la gare centrale de Stockholm, petit déjeuner Mc Muffin avec bacon et oeuf de chez Mac Do ainsi qu'un cappuccino, douche au combien attendue et salvatrice pour seulement 30kr, allez hop, à nouveau dans le train pour un court trajet d'à peine 30min pour arriver à destination : Nykvarn. Si vous voulez passer des vacances en suède et découvrir ce joli pays... oubliez Nykvarn. La gare située dans les bâtiments de la mairie, juste avant l'entrée de la bibliothèque se montre accueillante avec pleins de magazines et de journaux à disposition. Sans doute parce que la bibliothèque jouxte ce hall. Le temps est gris, il pleut un peu, on ne peut pas dire que j'ai bien dormi, mais je suis ravie d'être ici. Oui, enfin sortie du Jämtland pour une semaine de meetings, de visites plus ou moins professionnelles, plus ou moins culturelles, plus ou moins à 16°.

Je suis donc dans ce hall de la bibliothèque, il est 9h, j'ai la tête qui tourne. Ou c'est la table qui bouge. Ainsi que les rideaux à grosses fleurs et les pots de plantes vertes posés sur le rebord des baies vitrées. Non, peu plausible.

Pour revenir au train de nuit. C'était la première fois que j'en prenais un. Oui, la SNCF ayant largement laissé tombé le concept, je ne m'étais jamais adonnée aux joies de la vadrouille nocturne. En arrivant dans le compartiment, alors que le couple de personnes âgées avec qui j'allais le partageait tarder à ranger béquilles et cannes, bagages et chaussures, les voyageurs voulaient passer dans l'étroit corridor. C'est là que celui qui allait être mon voisin de palier a commencé à me parler. Je réponds en anglais, on finit par s'installer dans nos couchettes situées en haut et il me demande d'où je viens en Norvège ? Heu. Non. Moi pas venir de Norvège. Moi venir France. « Ho, de la France ! J'ai vécu à Loriens dans 10 mois il y a 2 ans, j'étais dans une famille ». « Tu parles très bien Français ». C'est vrai. On papote 3 min le dos courbé parce qu'il n'y a pas de place pour rester assis et chacun vaque à ses occupations. Je me plonge dans le Lonely Planet spécial... Suède ! Gagné ! Gentillement prêté par Clarisse je glâne qq précis renseignements sur mes prochaines destinations : Stockholm dans quelques jours et Öland dans une semaine. Pour ne pas perdre la vue à 25ans à cause d'une lumière blafarde, je stoppe et je couche. 21H30. Comment dormir à 21h30 dans un train couchette ? Comment dormir tout court à 21h30 un lundi ?? Concentration. Marche pas. Finalement je fais un bon somme jusqu'à environ 1h du matin. Tourne dans ma couchette pendant 1 ou 2 h. Me rendors jusqu'au matin, c'est-à-dire environ 5h30. Hop debout, tentative de préparation avec brossage de dents express, recoiffage, remaquillage. Camouflage quoi !

Finalement vous le savez, j'ai pu prendre un douche à Stockholm.

Bon, y a intérêt à ce que le fika de Basta soit copieux. M'en fous un peu ce matin de la qualité gustative, j'ai les crocs et mon ordinateur bouge tout seul. Ha non, c'est vrai. C'est pas l'ordi.

OK, il est 9h30 et un gamin de 5 ans mange une glace. Je vous l'ai déjà dit : j'aime ce pays !

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10 mai 2011

A dada...

La semaine commençait mal. L'eau chaude piquait soudainement un caprice. Au bureau, l'aspirateur sifflait au creux de mes oreilles. Le trajet en voiture requérait de se coller, ainsi que de se coltiner un mal de dos dont on se passerait tous.

Mais c'était sans compter sur le bled (oui, appelons un chat un chat) dans lequel nous nous rendions pour suivre un séminaire pendant 2 jours. Un soleil radieux, des températures que je n'avais pas ressenties depuis Octobre ou Septembre, et un fika qui nous tendait les bras à peine étions nous arrivés. Sur une échelle de 0 à 5 j'attribue un 2 à ce fika. Oui, je deviens sévère. Exigeante. Et j'ai des éléments de comparaison qui légitiment cette note sévère. Déjeuner : 1. Bon ok 2 parce qu'ils ont fini par sortir un mélange salade verte feta que j'ai particulièrement apprécié. Mais le porc en sauce et pas d'accompagnement hormis les traditionnelles crudités posées à côté... Ça vaut 2. Par contre, le fika de l'après-midi... miam ! Avec un gâteau qui mènerait au suicide nos spécialistes Français, certes. Une couche de gâteau, une couche de meringue, une couche de crème fouettée, des framboises. Miam que j'vous dis ! Alors 4. Dîner 4. Rrha dommage qu'ils ne servent pas de dessert... Un repas sans dessert. inconcevable pour nous Français. J'en ai fait de l'hypoglycémie toute la nuit tant le choc fut terrible.

Entre temps je suis allée faire un saut du côté des bestioles qui gambadaient dans les enclos. Oui, nous avons passé deux jours dans les locaux d'une école qui dresse des jeunes à devenir de bons palefreniers. Oublions les détails que je n'ai jamais connus. Donc je vais voir un cheval. ''Salut, ça va ? tu te plais ici ?' (le cheval parlait Français) 'Ouais c'est sypa mais l'hiver est rude. Enfin, depuis qq semaines on se plaint pas on peut sortir sans nos couvertures". "Ha cool" répondis-je... Sans blague, je pose ma main sur la barrière pour l'approcher doucement et qu'il saisisse que je suis une fille sympa. Une fois. Deux fois. Troisième fois je reste appuyée sur la barrière en gros plastique noir et paf ! Le jus ! Ça doit bien faire 10ans que je ne m'étais pas électrocutée de la sorte !

Mais pourquoi je me sens si bien dans cette chambre façon Ikéa Land ? Pourquoi ai-je cette impression de douceur ? Une lessive qui sent bon ? Des dras particulièrement soyeux ? Non, suis-je bête ! Je dors dans un lit. Ça change du matelas posé par terre. Et je vous assure que j'ai apprécié ce dodo douillet. Jusqu'à 5h30. Mais c'était confortable. Le soleil se lève très tôt maintenant. Vous trouverez qq photos prises à 7h du matin et vous comprendrez vite de quoi je vous parle.

Sinon, la conférence était intéressante, enfin, j'imagine. Tout était en Séudois, excepté le nom du concept. J'ai au moins saisi ça...

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26 avril 2011

Sundsvall, la bouffée d'air frais...

...qu'il me fallait, ou comment j'ai pris un coup de soleil sur le nez.

Ce week-end de Pâques fut un régal. Un temps nécessaire après presque 2 mois passés à Östersund entre neige, pluie, vent et train-train qui s'installe. Sundsvall est une ville moyenne située sur la côte Est de la Suède, même latitude qu'Östersund. Très industrialisée, la cité a défiguré ses côtes avec l'implantation massive d'usines de transformation du bois en papier. Les hautes et impressionnantes cheminées crachent une fumée blanche inquiétante. A priori ça ne fait pas rêver.

Et pourtant, le centre-ville regorge de vieux et majestueux bâtiments (vous en trouverez un aperçu dans l'un des albums photos), avec ses rues piétonnes très fournies en boutiques de fringues et autres saloperies qu'on se plaît à acheter le samedi après-midi, sa large place principale du genre mini champ de Mars, verdoyante et équipée de bancs pour soulager nos jambes usées d'avoir erré dans tous ces magasins. Un canal en travaux, mais dont le potentiel est perceptible.

Et puis à Sundsvall il y a surtout Älnön. L'île d'Älnön, la superbe. Je suis allée m'y promener (ouais enfin randonner... pcq plus de 15km dans la journée peut être classé dans "rando"). Arrivée en bus avec la traversée du grand pont qui la relie à la terre ferme. Première impression désastreuse. Un quartier populaire sans âme avec vue sur les usines situées sur le continent. Bouhh... Mais je m'enfile dans les terres pour rejoindre la partie Est. Et rapidement le dépaysement me gagne. J'ai eu l'impression de découvrir une nouvelle facette de la Suède. Ha ! Comme c'était bon de marcher au bord de cette route, au milieu de ces champs, près de ces quelques maisons. La campagne comme je l'aime ! Les vaches en moins. Après 3h de marche (je marche lentement pour pouvoir prendre des photos) la mer apparaît enfin. Comme la récompense que l'on attend, le but que l'on poursuit, enfin atteint. Je longe encore la route pour trouver un endroit sympathique où poser mes petites fesses et déguster mon cappuccino enfermé dans son thermos. Et ce coin sympa, je le trouve. Bon, certes, il y avait un agneau mort qui gisait sur une grosse pierre, balayé par les petites vagues... Mais c'était chouette. Deux pêcheurs ont débarqué. L'un deux a essayé de me taper la causette... poliment j'ai répondu que je ne parlais pas Suédois. Donc il sont montés rapido dans leur barque, ont déplié le filet et sont partis pêcher. Vous les verrez aussi sur les photos.

Je poursuis mon chemin. Tout au long de mon périple j'ai vu des arrêts de bus. Mais pas de bus. Je garde espoir d'en trouver un plus loin, dans le coin "touristique" de Spikarna. Effectiveent en arrivant un bus arrive aussi. Et repart aussitôt. Bop, je prendrai le prochain, j'ai envie de faire un tour à Spikarna c'est tellement beau. Toutes ses cabannes colorées posées au bord de l'eau, les rochers qui entrent doucement dans la mer. Le bus suivant est dans... 4h ! Ho non. Pas de bol, tant pis, si vraiment j'ai pas le courage de marcher je ferai du stop.

Je m'installe sur un coin de rocher après avoir traversé -sans le savoir- le jardin d'une maison. Pas grave, sont partis en week-end. Ou l'inverse, sont pas venus passés leur week-end ici. Waouh, les maisons de rêve ! Dans un authentique style Suédois, sobre et élégant, avec un jardin qui trempe ses pieds dans la Baltique. La classe. Je mange mon casse croûte à base de truc grappillés lors du méga petit déjeuner proposé par l'hôtel.

Et puis je reprends la route. Finalement, j'ai pas eu le courage de faire du stop ; alors j'ai pris mes jambes à mon cou et j'ai marché. Comme c'était beau. Je n'ai pas cessé de me dire : pourquoi les Suédois viennent-ils envahir les plages du Cap d'Agde alors qu'ils ont CA chez eux. Cet espace merveilleux. Ca sentait le pin, le goudron chaud, j'avais une ampoule au pied... un air de vacances dans le Sud de la France.

Sur la -pôv- carte que j'avais, était signalé un truc. Un trait qui coupait l'île. En fait un chemin piéton. Parfait pour achever cette randonnée ! J'ai traversé des bois, des champs, une ferme, suivi une route. J'ai pu chanté à tue-tête, faire des vidéos avec mon appareil photos. Ah non. pas de vidéos. Bin tant pis. J'ai marché, marché. J'avais plus d'eau depuis Spikarna. Tant pis il faisait pas 30° à l'ombre. En short j'ai poursuivi mon périple jusqu'à rallier la route principale pour remonter jusqu'au point de départ, où le bus m'avait lâchée le matin même. Sprint final pour l'attraper ! Je l'ai eu. Hihi.

Longue et délicieuse journée. Älnön, c'est ce que j'ai vu de plus beau en Suède. Fantastique île. Älnön la superbe... Surtout, surtout ne pas se fier aux apparences. Ma coloc m'avait dit la veille de mon départ "non, je ne suis jamais allée à Sundsvall et ça ne me fait pas envie, c'est moche et ça pue quand on y passe en train". Dommage pour elle.

Retour dans le centre, je rentre à l'hôtel. Une bonne douche, un petit détour par internet, un peu de crème sur le nez rougi et la journée s'achève devant des séries.

Lien vers la page wikipédia consacrée à Älnön :

http://sv.wikipedia.org/wiki/Aln%C3%B6n

Lien vers l'entreprise locale, aperçu de l'usine :

http://www.sca.com/en/transforest/Business-operations/Interforest-terminals/Sundsvall/

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19 avril 2011

Vagabondage, quand tu nous tiens !

Vagabonder. C'est ce que j'ai fait de mieux durant ces 6 derniers mois. C'est ce que j'ai fait tout court à vrai dire. Pas vraiment de "chez moi", je passe de chambre, en maison, d'un appartement à un autre. Toujours en bonne compagnie.

Et depuis quelques jours j'ai envie de faire un voyage en Suède ou ailleurs. Mon choix s'est finalement porté sur la ville de Sundsvall, située sur la côte Est de la Suède. Lorsque je me suis mise en tête de prendre qq jours en ce (très) long weekend de Pâques, j'avais très envie de prendre l'avion... C'est amusant l'avion. Le décollage tout particulièrement.

Mais voilà, pour aller à Sundsvall je prendrai le train. Oui, 3h de train... qui me laisseront le temps de rédiger une petite et si douce dissertation demandée par notre responsable de master. Ca c'est le côté pratique et efficace de ce séjour de 4 jours et 3 nuits. Quant au côté agréable, il aura lieu au coeur de l'hôtel où je me suis trouvée une chambre pour moins de 160€ les 3 nuits, avec petit déjeuner inclus, et surtout sauna, piscine et salle de fitness. Bah elle s'en fait pas la Lulu !

Voilà, je vais pouvoir m'adonner sans complexe à la détente, être d'une oisiveté totale.

J'en profiterai bien sûre, entre deux séances de bronzette, pour faire un tour dans la ville, faire des photos, me laisser surprendre.

Le train partira jeudi matin pour revenir dimanche après-midi. Promis, je vous raconterai tout ça.

Enjoy!

Posté par lucilesuede à 11:08 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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18 avril 2011

Entre paisibilité et pesanteur...

Entre la paisibilité et la pesanteur il y a Östersund.

Pour la paisibilité et la qualité de vie que cela apporte il y a la vie simple. La décontraction d'une ville moyenne et provinciale. Le calme légendaire de ses habitants. Il y a le sport et la nature. Le footing quasi quotidien. Le lac et ses mouettes qui planent le nez au vent. Pour a paisibilité il y a la proximité avec toutes les commodités. La convivialité entretenue d'une collocation agréable. Les fikas délicieux. Les fikas en solo ou en duo du week-end, arrosés d'un cappuccino soluble. Le soleil sur le balcon. L'appareil photos pour immortaliser ces instants de plaisir, ces lumières scintillantes.

Pour la pesanteur il y a l'impression parfois troublante de vivre hors du monde. Le fait de s'imaginer, petit point insignifiant sur une carte de l'Europe, voir du monde, au Nord, loin de tout. Il y a les 6h de train et les 500kr qui nous séparent de Stockholm. Il y a la vie trop paisible. Il y a la sur-protection et la sur-prévention des risques. La dernière marche de escaliers signalée par un Scotch jaune et noir. L'absence de micro-onde qui complique la tâche à l'appartement. Il y a la colocataire propriétaire au bord de la crise de nerfs parce que j'utilise des bols en verre pour faire cuire mes gâteaux au four.

Entre la paisibilité et la pesanteur il y a la vie, suspendue encore quelques semaines durant pour avenir plus radieux.

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Petit tour d'horizon...

... de ce qui a retenu mon attention et s'avère typique.

LE BUS : le bus semble être un révélateur de la culture d'un pays. Au vue des blogs parcourus, retraçant les parenthèses de vie de mes camarades, je vais vous en dire un peu plus (j'en ai déjà pas mal parlé et je l'utilise peu depuis que je vis en ville... mais quand même).

Tout d'abord, à Östersund, payer son trajet coûte moins cher si vous réglez par CB : 2Okr, contre 24kr en espèces. Mais attention ! Pour nous Français, avec les frais bancaires, il reste plus avantageux de payer en espèces... Je m'en rends compte aujourd'hui. Oui, mieux vaut tard que jamais.

Ensuite, une fois que vous avez payé ou bippé votre carte consignée pour 50kr, vous vous dirigez vers le fond du bus. Une fois que vous êtes accroché à une barre pour vous glissez sur un siège, le chauffeur démarre. Si vous voyagez à une heure de pointe, qqun viendra s'asseoir à vos côtés, sans tergiverser. Le voyageur ce sera lui aussi dirigé vers le fond et ayant repéré une place vacante, il aura collé sa doudoune à la votre, se lèvera poliment et sans que vous lui demandiez, après que vous ayez appuyé sur le bouton pour demander l'arrêt.

Et il y en a des boutons pour demander l'arrêt. Je ne suis jamais parvenue à compter... minimum 28. C'est considérable !

Et pour descendre, ici on y va cool. Le bus s'arrête d'abord, ensuite vous vous levez et vous descendez. Suédois quoi. Nous Français, on serait sortis de notre siège 2 arrêts plus tôt pour être certains de ne pas le louper...

Lorsque des personnes avec des poussettes ou avec des déambulateurs (très utilisés ici par les personnes âgées) veulent monter, elles empruntent l'entrée/sortie arrière pour se poser directement dans la partie qui leur est réservée. Et le must dans tout cela, c'est que le chauffeur peut actionner un système pour abaisser la partie droite du bus, et ainsi faciliter la montée de ces personnes puisque le bus est moins haut. Épatant !

LE SUPERMARCHE : juste à côté de chez moi il y a un ICA. Célèbre de par le monde grâce à sa campagne de publicité inventive, amusante, efficace et qui dure depuis plusieurs années... Je vous invite à y jeter un oeil : http://www.culturepub.fr/spots?brand_id=11518 Et dire qu'il a fallut qu'un Français de France m'en parle... oui pas télé, pas de télé... dommage.

On trouve de tout. On trouve des fraises en mars au prix modique de 20kr. Des quarts de pastèque. Des barquettes de pêches en mars. Des poireaux à 30kr le kilo. Des boîtes en plastiques pour banane. Des sauces goût crevette en tube. Un rayon de pains durs (style Wasa). Un double rayon de pains en tous genres : les délicieux pains polaires, des pains de mie améliorés, à la farine complète, ou aux canneberges, des pains d'un style plutôt Français dans lesquels ils parviennent tout de même à glisser des raisins secs...Rhrrh.

Et puis des aliments en libre service. Pleins. J'adore ça. On prend ce don on a besoin, on mélange. Par exemple : bonbons, confiseries, crevettes surgelées, fruits rouges surgelés, graines, légumes secs, fruits secs, thé, salade... 

Lorsque vous passez en caisse, si vous êtes un bon Suédois, vous placez les codes barres de façon à éviter toute manipulation du produit par la caissière. Les employés doivent avoir moins de problèmes de troubles musculo-squelettiques. Ca fait des ravages en France.

Au System Bolaget, les supermarchés d'Etat, monopoles pour la vente d'alcool, vous placerez vos bouteilles sur les ronds prévus à cet effet sur le tapis roulant de la caisse. Code barre tourné vers le bippeur, inutile de le dire.

Voilà, c'était un petit tour d'horizon de choses typiques. Il en existe tant. Je songeais à écrire ce genre d'article depuis plusieurs semaines sans savoir par quoi commencer.

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17 avril 2011

Soupe de concombre

Et pourquoi ne pas proposer ici, une recette à base de concombre. Aliment phare des Suédois. Tranché en fines lamelles et déposé sur des tartines en tous genres et à toute heure de la journée ils en consomment toute l'année.

Voici une recette simple, ultra pas calorique et goûteuse....

Pour 2 bols de soupe froide au concombre :

- 1 concombre

- 2 cs de fromage blanc/crème à 0%

- le jus d'une rondelle de citron

- une ou deux feuille(s) de basilic frais

- 2 cs de graines : sésame, tournesol, pignons de pin...

 DSC_0005

Lavez le concombre et mixez tous les ingrédients exceptés les grains.

Réservez au frais si les ingrédients n'étaient pas au réfrigérateur.

A la dernière minute faite chauffer à blanc les graines dans une poële. Versez sur la soupe préalablement disposée dans des bols individuels.

Ayé ! Pas compliqué et si bon...

Posté par lucilesuede à 17:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]